English Woman's Journal - Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit

Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit


Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit
Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit / Photo: Paul ELLIS - AFP

Astre brillant jusqu'à dimanche, Lionel Messi a traversé la finale du Mondial-2026 contre l'Espagne comme une ombre, inexistant et inoffensif, sur le gazon maudit du MetLife Stadium où il avait (brièvement) dit adieu à la sélection dix ans plus tôt.

Taille du texte:

Au moment où Ferran Torres a trouvé la faille et célébré comme un beau diable (106e, 1-0), le petit génie était seul près de la ligne médiane, la tête basse et son rêve envolé, au bout d'une rencontre dans laquelle il n'a jamais vraiment existé.

Messi a récupéré sa médaille d'argent et il s'est présenté, en pleurs et immobile, devant le virage des supporters de l'Albiceleste qui ont scandé son nom avec ferveur, même après le coup de sifflet final.

C'est une bien triste fin pour le capitaine argentin, monstre de longévité et d'élégance balle au pied, incapable cette fois d'amorcer la révolte, malgré une présence plus remarquée en prolongation.

Le chef d'orchestre de l'Albiceleste a déroulé une magnifique partition durant toute la Coupe du monde, sa sixième personnelle, en empilant les buts (huit) et les passes décisives (quatre) du haut de ses 39 ans.

Mais il a terminé sur une fausse note, sa boîte à magie ayant été totalement ensevelie sous l'implacable rouleau compresseur espagnol. L'Argentine n'a tenté son premier tir qu'à la 120e, et Messi n'a touché le cuir qu'à 54 reprises, une goutte d'eau pour le maître à jouer.

L'expulsion de son lieutenant Enzo Fernandez, juste avant la prolongation, n'a certes pas aidé. Cependant, rien n'a été fait auparavant pour laisser entrevoir un dernier éclair du génie.

- 15 minutes de néant -

L'octuple Ballon d'or a comme d'habitude laissé le pressing à son binôme d'attaque, Julian Alvarez, pour se concentrer sur ce qu'il fait le mieux: scanner le terrain à la recherche du petit espace laissé libre, pour s'y engouffrer et déclencher ses coups de rein ou coups de pied magiques.

Seulement voilà, la Roja est réputée pour quadriller le terrain comme personne et sevrer les adversaires de bons ballons, comme les Bleus en ont fait l'amère expérience en demi-finale (2-0).

Dans le premier quart d'heure, il n'a touché le ballon qu'une fois: sur le coup d'envoi. Il a rejoint les vestiaires à la pause avec un compteur affichant quinze ballons touchés, aucun dans la surface.

Cette influence réduite, voire inexistante, n'est pas une première dans ce Mondial nord-américain, où il a eu l'habitude dans les matches-couperets de se faire discret d'abord, puis de frapper fort à la fin.

"On n'a encore rien vu de Messi jusqu'à présent, mais nous savons tous, et l'Espagne le sait aussi, que s'il a +cette+ occasion, il pourrait bien la saisir", a commenté l'ancien international anglais Alan Shearer sur BBC One, à un quart d'heure de la fin du temps réglementaire.

- Metlife, le terminus? -

Son observation ne pouvait pas être plus juste, mais la suite des événements ne lui a pas donné raison. C'était un jour sans, pour Messi et les siens.

L'ancien dribbleur génial du FC Barcelone pourrait tirer un trait sur son épatante carrière internationale (125 buts en 207 sélections) dans le Metlife stadium de la banlieue new-yorkaise, comme il l'avait fait déjà en 2016, avant de revenir sur sa décision peu après.

Il avait fait cette annonce le 26 juin 2016, à seulement 29 ans et après une énième désillusion en sélection: une défaite contre le Chili en finale de la Copa America, après un tir au but raté.

"La sélection, c'est fini pour moi, c'est la quatrième finale que je perds, la troisième de suite", avait-il expliqué en référence aux défaites en finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne (1-0), en prolongation, puis des Copa America 2015 et 2016.

Tout le pays l'avait supplié de revenir, du président de l'époque Mauricio Macri à la légende Diego Maradona, en passant par Enzo Fernandez qui, adolescent, lui avait écrit une lettre à cet effet. Messi avait changé d'avis, 47 jours après son annonce surprise.

Depuis, l'actuel joueur de l'Inter Miami a gagné deux titres en Copa America (2021 et 2024), une Finalissima contre le champion d’Europe (l'Italie en 2022) et une Coupe du monde (2022). Mais pas deux.

E.Cunningham--EWJ

En vedette

Ligue des champions: Lucas Hernandez, l'invité surprise répond présent

Alors qu'il avait la lourde tâche de contenir le prodige espagnol Lamine Yamal, Lucas Hernandez a idéalement rempli sa mission et l'a même surpassée en marquant lors du succès du Paris SG face au FC Barcelone (4-2) en Ligue des champions mardi.

Ligue des champions: le PSG continue son spectacle, même face au Barça

Moins d'une semaine après avoir fait le show contre Manchester City (4-2), le PSG a réussi à mettre à terre le FC Barcelone au bout d'un match encore fou (4-2), et poursuit son début de saison époustouflant en Ligue des champions vers un triplé historique.

Masters 1000 de Paris: l'année de "la confirmation" à la Plenitude Arena, espère Pioline (à l'AFP)

Le Masters 1000 de Paris, qui célèbre ses 40 ans, se déroulera pour la deuxième édition consécutive à la Plenitude Arena, à la Défense, du 2 au 8 novembre, l'année de "la confirmation" pour s'installer comme un rendez-vous phare, explique à l'AFP son directeur Cédric Pioline.

Masters 1000 de Paris: "on respecte le silence" de Monfils mais "on s'adaptera s'il y a contact", dit Pioline

Le directeur du Masters 1000 de Paris, Cédric Pioline, respecte le "silence" de Gaël Monfils, dont le divorce d'avec Elina Svitolina a précipité la retraite, mais "s'adaptera" si "le contact" est rétabli avec le joueur, qui avait initialement prévu faire ses adieux dans le tournoi.

Taille du texte: