English Woman's Journal - Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies

Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies


Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies / Photo: ROMAIN PERROCHEAU - AFP

Romain Ntamack ouvreur, Matthieu Jalibert arrière: pour affronter l'Australie samedi à Brisbane, pour la deuxième journée du Championnat des Nations, Fabien Galthié a décidé d'aligner ses deux chefs d'orchestre, ressuscitant ce duo entre le métronome toulousain et l'imprévisible Bordelais seulement entraperçu en 2021.

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Derrière cette surprise du chef, c'est un XV de départ largement remanié qui retrouvera les Wallabies samedi (17h40 locale, 09h40 française) au Suncorp Stadium, avec sept nouveaux joueurs par rapport à l'équipe battue sur le fil 34-32 par les All Blacks il y a une semaine à Christchurch et notamment l'intégration de cinq finalistes du Top 14.

Peato Mauvaka au talonnage ; une deuxième ligne totalement renouvelée, avec le Montpelliérain Florian Verhaeghe, trois ans après sa troisième et dernière sélection, et le golgoth toulousain "Manny" Meafou ; le jeune Montpelliérain Lenni Nouchi comme flanker, et donc Ntamack en 10: au coup d'envoi, un tiers de l'équipe sera formé par les quadruples champions de France en titre ou les joueurs du MHR, absents en Nouvelle-Zélande.

Deux autres joueurs feront eux leur première apparition en bleu: le pilier gauche du Stade français Moses Alo-Emile, né à Brisbane de parents samoans et arrivé à Paris à l'âge de 18 ans, et l'ailier palois Aaron Grandidier-Nkanang, champion olympique à VII aux JO de Paris 2024, remplaçant de Damian Penaud, blessé en Nouvelle-Zélande et contraint de rentrer en France.

- Jalibert reste incertain -

Mais c'est bien la titularisation de Matthieu Jalibert au poste d'arrière qui a été l'annonce choc de Galthié jeudi. Un fauteuil dans lequel l'ouvreur bordelais n'a jamais été titularisé en bleu et qu'il a seulement occupé quatre fois en club, la dernière fois en mars 2021.

Une surprise donc, mais surtout un pari. Car le Bordelais, touché à un mollet en Nouvelle-Zélande, n'a participé à aucun entraînement des Bleus cette semaine. Et sa présence sur le terrain samedi, pour ce choc de la deuxième journée du Championnat des Nations, reste incertaine.

"Non, honnêtement on n'est pas sûrs...", a reconnu le sélectionneur jeudi, en revenant sur la blessure de son ouvreur "sur la dernière action" contre les All Blacks, en marquant son essai à la 77e minute: "C'est une contusion au mollet, c'est une blessure qui peut normalement se gérer dans la semaine, donc on l'a protégé cette semaine".

"Il aura un test grandeur nature demain, lors de l'entraînement du capitaine, sur le stade. Et on prendra la décision en fonction de son ressenti", a poursuivi Galthié, précisant qu'en cas de forfait de dernière minute c'est le Rochelais Antoine Hastoy, suppléant en 15 cette semaine, qui serait aligné.

- "Une association romanesque" -

Faute de trancher entre le feu Jalibert et le flegme Ntamack, les deux devraient donc être alignés ensemble. Comme en novembre 2021. C'est alors le Bordelais qui avait été gardé en 10, le Toulousain étant lui décalé en premier centre, dans un rôle de cinq-huitième à l'anglaise. Mais l'expérience n'avait jamais été reconduite, malgré deux victoires contre l'Argentine et la Géorgie.

Blessure de l'un, méforme de l'autre, le duo n'avait jamais été reconstitué depuis. Jusqu'à cette nouvelle tentative samedi, dans un nouveau schéma, où cette fois c'est le joueur de l'UBB qui doit abandonner son poste favori.

Pourquoi pas l'inverse ? "Ca aurait pu", a concédé Fabien Galthié. "Mais j'avais promis à Matthieu le premier test match, et j'avais promis à Romain le deuxième. J'avais fait des promesses, et les promesses, on les tient".

"En fait nous on joue avec deux 10 autant que deux 15, ça marche bien avec Thomas Ramos et un autre numéro 10", comme l'a prouvé l'association avec Jalibert durant le Tournoi, a insisté le sélectionneur. "Donc il n'y a pas de raison que ça ne marche pas bien avec Mathieu et Romain. (...) L'association Matthieu-Romain, c'est romanesque".

Espérons donc que le roman ait une belle fin samedi.

R.Mcintosh--EWJ

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