English Woman's Journal - Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année

Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année


Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année
Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année / Photo: Charly TRIBALLEAU - AFP/Archives

Le gouvernement veut rétablir une voie unique pour la première année d'études de santé, en renonçant au double système mis en place en 2020, très difficile à lire pour les étudiants et leurs familles.

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Exit donc PASS et LAS, deux acronymes qui conduisent aujourd'hui nombre d'élèves de terminale et de parents à s'arracher les cheveux dans l'espoir de comprendre un système proposant deux voies d'accès vers les études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie.

PASS est une voie proche de la première année de médecine traditionnelle, et LAS (licence avec option santé) une deuxième voie, permettant d'étudier une autre majeure - scientifique ou plus éloignée comme le droit ou l'économie - que santé, tout en gardant la possibilité d'intégrer, en cas de bons résultats, une filière santé et en particulier médecine.

"En Ile-de-France, un étudiant a le choix cette année entre 100 parcours différents sur Parcoursup entre les PASS et les LAS, avec des parcours très éloignés de la santé qui peuvent paraître parfois un peu baroques ou exotiques", a rappelé vendredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en présentant la réforme du gouvernement.

La nouvelle voie unique annoncée pour la rentrée de 2027 reposera sur "trois blocs équilibrés" de matières enseignées: un spécifiquement "santé", un "disciplinaire" (matières liées à la santé comme sciences de la vie ou physique) et un "transversal" (autres matières comme l'anglais).

A l'issue de cette première année, l'étudiant pourra tenter d'accéder à l'une des cinq filières de santé, à condition d'avoir validé un niveau minimum dans les deux blocs "santé" et "disciplinaire".

S'il ne réussit pas intégrer médecine ou l'une des autres filières, il pourra poursuivre en deuxième année de licence, et retenter sa chance à l'issue de cette deuxième année. Si c'est un nouvel échec, il pourra continuer en troisième année de licence et continuer son parcours universitaire.

- "Réserves ou questionnements" -

Et pour ceux qui n'auraient pas réussi en première année à valider leur niveau minimum dans les blocs "santé" et "disciplinaire" ? Innovation voulue par le gouvernement, ils auront le droit de redoubler pour valider ce niveau minimum, puis passer en L2 et tenter alors d'être admis en filière de santé - au bout de trois ans d'études donc.

Le nouveau dispositif garde l'un des principaux apports de la LAS, l'ouverture à d'autres matières que celles strictement de la santé. Il laisse aussi la possibilité aux étudiants de retomber sur leur pieds en licence s'ils échouent à intégrer une filière de santé.

"Les étudiants et les familles ont besoin de plus d'équité et d'accompagnement", a souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, en soulignant qu'il y avait "encore des points techniques qui restent à préciser".

Louise Lenglin, vice-présidente de la fédération étudiante Fage favorable à la voie unique, a salué "une grande avancée", en se félicitant tout particulièrement de la possibilité de redoublement.

En revanche, la présidente des doyens de médecine, Isabelle Laffont, est plus réservée. Les doyens sont "très demandeurs" d'une évolution du système dual actuel, mais ils ont "quelques petites réserves ou questionnements" sur le nouveau dispositif, a-t-elle lancé aux deux ministres.

Cette nouvelle réforme, au calendrier de mise en oeuvre très court, "nécessitera accompagnement et moyens" pour les universités, a-t-elle prévenu, approuvée par tous les autres représentants universitaires présents.

Ceux-ci craignent également que la réforme, en permettant le redoublement, ne contribue à surcharger encore un peu plus des promotions parfois pleines à craquer.

"Nous reposons la question de la limitation des flux à l'entrée de la première année", c'est-à-dire l'autorisation d'une forme de sélection des étudiants pour l'entrée en première année, a indiqué Isabelle Laffont.

L.Ross--EWJ

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