English Woman's Journal - L'Inde revient sur sa décision de débarrasser Delhi des chiens errants

L'Inde revient sur sa décision de débarrasser Delhi des chiens errants


L'Inde revient sur sa décision de débarrasser Delhi des chiens errants
L'Inde revient sur sa décision de débarrasser Delhi des chiens errants / Photo: Sajjad HUSSAIN - AFP/Archives

La Cour suprême de l'Inde a fait marche arrière vendredi après avoir ordonné le placement des dizaines de milliers de chiens errants de la capitale, une mesure très difficile à mettre en oeuvre.

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Cette juridiction avait ordonné aux autorités d'ouvrir des refuges pour chiens dans un délai de huit semaines et de tenir des registres quotidiens du nombre de canidés capturés.

La mégapole de 30 millions d'habitants compte jusqu'à un million de chiens errants, selon des médias.

Ils seraient environ 15 millions à travers le pays, selon un recensement effectué en 2019 par les autorités indiennes.

Vendredi, la Cour suprême a rendu un nouvel arrêt, déclarant que les chiens errants devaient être "relâchés après avoir été vaccinés et stérilisés", sauf s'ils sont soupçonnés d'avoir la rage ou "affichent un comportement agressif".

Ce nouveau jugement a été salué par les défenseurs de ces canidés.

"Les gens s'occupent des chiens des rues comme de leurs propres enfants et il est compliqué de tous les accueillir dans des refuges privés dans lesquels l'accent est mis sur la stérilisation", a expliqué Sonali Kalra, une femme d'affaires de 59 ans.

"En 2024, plus de 25.000 cas de morsures de chiens ont été signalés à Delhi", selon des chiffres du gouvernement, mais aucun décès humain causé par la rage n'a été enregistré.

De violentes attaques de jeunes enfants par des meutes de chiens sont régulièrement rapportées par les médias de Delhi.

Un problème exacerbé par le manque de programmes de stérilisation et de dispositions légales permettant d'abattre des chiens.

Le premier arrêt rendu par la Cour suprême avait été salué par les habitants en colère contre la prolifération des chiens errants.

A l'échelle nationale, il y a eu l'an dernier 3,7 millions de cas de morsures de chien, et 54 décès humains dus à la rage.

Le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d'habitants, représente plus d'un tiers des décès dus à la rage à travers la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans nombre de quartiers où vit la classe moyenne, la plupart des habitants sont attachés à ces chiens errants et en prennent soin, n'hésitant pas à les revêtir de vêtements canins pendant l'hiver, en dépit du danger qu'ils peuvent représenter pour les riverains.

Ch.Thomson--EWJ

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