English Woman's Journal - Retour en France du navigateur Yann Quénet après un tour du monde sur un voilier de 4m

Retour en France du navigateur Yann Quénet après un tour du monde sur un voilier de 4m


Retour en France du navigateur Yann Quénet après un tour du monde sur un voilier de 4m
Retour en France du navigateur Yann Quénet après un tour du monde sur un voilier de 4m / Photo: DAMIEN MEYER - AFP

Le navigateur breton Yann Quénet est arrivé mardi soir à Trébeurden (Côtes d'Armor), bouclant ainsi un tour du monde de trois ans à bord d'un voilier d'à peine quatre mètres, "Baluchon", conçu et construit par ses soins pour 4.000 euros.

Taille du texte:

Après un soleil magnifique et une mer d'huile l'après-midi, le petit navire a fait son entrée vers 19H00 au port de Trébeurden dans une épaisse brume de chaleur.

Son bateau amarré, Yann Quénet a mis pied à terre, pieds nus, après une dernière navigation depuis les Açores qu'il avait quittés le 12 juillet.

Interrogé sur la portée de son exploit sur une coque de noix, construite en 400 heures, sans moteur et dépourvue de communication avec la terre, il a relativisé la performance, expliquant: "c'était un vieux rêve et j'ai réalisé mon rêve", avant d'aller rejoindre ses amis.

Sur ses derniers milles, une vingtaine d'embarcations avaient escorté "Baluchon". Yann Quénet, barbu comme à son habitude, est apparu souriant et détendu. Le torse émergeant du roof de son bateau progressant à "environ trois milles" vers le port, le marin a répondu avec une constante placidité aux exigences des photographes comme aux brèves questions lancées à distance par les journalistes embarqués sur d'autres navires.

"Un peu triste" de voir ce tour du monde s'achever mais "heureux en même temps" de ce retour parmi les siens, a-t-il concédé à l'AFP. "On va maintenant repartir sur de nouveaux projets", a-t-il promis.

Parti au printemps 2019, le jeune quinquagénaire a traversé l'Atlantique, puis le Pacifique jusqu'aux îles Marquises. Après Tahiti et la Nouvelle-Calédonie, le marin avait prévu de faire escale en Nouvelle-Zélande et en Australie mais la pandémie en a décidé autrement: en raison de la fermeture des frontières, "Baluchon" a dû faire route directement de Nouméa jusqu'à la Réunion, soit 77 jours de mer, en longeant l'Australie par le nord.

Défi parmi les défis dans cette traversée au long cours: les réserves d'alimentation et surtout d'eau. A chaque départ, le cockpit était bordé de bidons d'eau au milieu desquels Yann Quénet trouvait juste la place de s'allonger. En l'absence de dessalinisateur, "je me suis rationné à deux litres d'eau par jour", précisait-il en cours de voyage.

Yann Quénet devait recevoir mercredi la visite d'un autre grand marin, Olivier de Kersauson, qu'il a rencontré durant son escale en Polynésie.

Il doit rejoindre son port d'attache, Saint-Brieuc, véritable terme de son tour du monde, samedi en début d'après-midi.

R.Sutherland--EWJ

En vedette

En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école

Un trio d'enfants embarque à bord d'un original bateau amphibie, amarré sur un quai en bois au bord de la mer Baltique gelée. Accueillis par le capitaine Sampsa Jalo, ils s'apprêtent à traverser des étendues de glace pour rentrer de l'école dans le sud-ouest de la Finlande.

Décès d'Elisa Pilarski: sursis requis contre Christophe Ellul, l'euthanasie contre son chien Curtis

Quatre ans de prison avec sursis ont été requis jeudi contre Christophe Ellul, jugé pour la mort de sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par des morsures attribuées à son pitbull Curtis dont la procureure a requis l'euthanasie.

L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude

L'élévation du niveau des océans le long des côtes mondiales, liée au réchauffement climatique et à l'origine de catastrophes en cascade (inondations, érosion côtière ...), pourrait avoir été sous-estimée, minorant les risques potentiels et les politiques d'adaptation, révèle mercredi une étude scientifique.

Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion

Adossé à un arbre, à deux pas de la rivière, Patrice ponce frénétiquement un morceau de bois. "Il n'y a plus rien à voir ici, la colline est morte", lâche cet habitant du quartier du Bas de La Rivière, à Saint-Denis, ravagé par le cyclone Garance il y a un an.

Taille du texte: