English Woman's Journal - Chikungunya, dengue, West Nile... Les cas continuent à augmenter en métropole

Chikungunya, dengue, West Nile... Les cas continuent à augmenter en métropole


Chikungunya, dengue, West Nile... Les cas continuent à augmenter en métropole
Chikungunya, dengue, West Nile... Les cas continuent à augmenter en métropole / Photo: Manjunath Kiran - AFP/Archives

Les cas de chikungunya, dengue et fièvre "West Nile", tous transmis via des piqûres de moustiques, ont continué à progresser ces derniers jours en métropole, a annoncé mercredi l'agence Santé publique France, l'été 2025 s'avérant sans précédent en la matière.

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Au 19 août, "27 épisodes de chikungunya totalisant 154 cas (...) ont été identifiés en France hexagonale", a résumé l'agence sanitaire dans un bilan hebdomadaire. La semaine précédente, le bilan comptait 23 foyers pour 115 cas.

Il s'agit de cas autochtones, qui résultent d'une contamination sur le territoire, et non importés à la suite d'une contamination à l'extérieur.

Même si plusieurs de ces épisodes sont désormais clos, l'été 2025 est d'une ampleur sans précédent en matière de cas autochtones de chikungunya, dont le virus se transmet d'un humain à l'autre via des piqûres de moustiques tigres, en métropole.

Ces cas dépassent de loin leurs records des précédentes années - jamais plus d'une trentaine au cours d'un même été -, une situation alimentée par une épidémie majeure de chikungunya en début d'année à La Réunion, la plus grosse depuis une vingtaine d'années. Celle-ci a facilité l'arrivée de cas importés qui ont ensuite donné lieu à des contaminations sur place.

Autre maladie transmise par le moustique tigre, la dengue ne totalise pas, pour l'heure, autant de cas autochtones qu'en 2024 - avec un record de 66 en métropole. Mais une hausse hebdomadaire a aussi été enregistrée, avec sept foyers identifiés - un clos - pour 13 cas, contre six foyers et onze cas la semaine précédente.

Cette situation s'inscrit dans un contexte où le moustique tigre, habitué des climats chauds et encore absent de la métropole voici quelques décennies, est désormais présent sur presque tout le territoire, sur fond de réchauffement climatique.

Enfin, une autre maladie vient s'ajouter depuis quelques semaines à ce tableau exceptionnel: la fièvre "West Nile" ou fièvre du Nil occidental, qui n'est pas transmise par le moustique tigre mais la variété Culex, plus courante en France métropolitaine.

Les cas autochtones ne sont pas encore records cet été en métropole - 13 au dernier décompte, contre plusieurs dizaines certaines années - mais se distinguent par leur implantation plus large: pour la première fois, plusieurs ont été identifiés en région parisienne et non seulement le Sud.

Les trois maladies ont des symptômes proches, s'apparentant à un état grippal avec de la fièvre et des douleurs musculaires.

Ch.Thomson--EWJ

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