English Woman's Journal - À l'arrêt, le projet Polar Pod ne verra pas le jour avant 2027

À l'arrêt, le projet Polar Pod ne verra pas le jour avant 2027


À l'arrêt, le projet Polar Pod ne verra pas le jour avant 2027
À l'arrêt, le projet Polar Pod ne verra pas le jour avant 2027 / Photo: JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP/Archives

Le projet Polar Pod, navire vertical conçu pour dériver autour de l'Antarctique, est à l'arrêt depuis plusieurs mois et ne devrait pas être mis à l'eau avant 2027 avec au moins quatre ans de retard, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.À

Taille du texte:

"On désespère mais, pour l'instant, ce n'est pas abandonné", a déclaré à l'AFP Elsa Peny-Étienne, directrice des expéditions, lors d'une escale vendredi à Brest de Persévérance, navire de soutien du Polar Pod.

Le projet est à l'arrêt en raison d'un différend opposant l'Ifremer, qui assure la maîtrise d'ouvrage, et les chantiers navals Piriou, en charge de la construction du Polar Pod à Concarneau (Finistère).

Interrogés par l'AFP, l'Ifremer et Piriou n'ont pas souhaité préciser la nature de leur différend. Ils s'opposeraient sur les coûts de construction du projet, modifiés après l'appel d'offres, selon des sources proches du dossier.

L'Agence nationale de la Recherche (ANR) a attribué une aide de 28 millions d'euros à l'Ifremer pour assurer les coûts de construction du Polar Pod, son acheminement en Afrique du sud et une partie des essais post-chantier.

Le sujet devait être tranché en réunion interministérielle en juin 2024, mais la dissolution de l'Assemblée nationale a de nouveau retardé le projet, de source proche du dossier.

Interrogé par l'AFP, l'Ifremer a indiqué avoir "envisagé différents scénarios de suite à donner au projet et transmis ces éléments aux ministères" de la Recherche et de la Transition Écologique. "Nous attendons un retour de nos tutelles", a ajouté l'Institut.

Contactés par l'AFP, les deux ministères n'ont pas donné suite.

"C'est un peu usant", s'est désolé vendredi le médecin-explorateur Jean-Louis Étienne, initiateur du projet. "Il y a 43 institutions de 12 pays qui se sont engagées sur le projet scientifique, on a des partenaires qui se sont engagés, on a emprunté 7 millions d'euros pour construire ce bateau", Persévérance, a-t-il énuméré. "C'est à se demander si Ifremer veut ce projet."

"On a vraiment respecté notre partie du contrat", a abondé Mme Peny-Étienne, à savoir financer l'expédition et construire le navire de soutien. Persévérance a été baptisé en juin 2023 à Marseille, soit à la date initialement prévue pour la mise à l'eau du Polar Pod.

Fin 2022, Piriou et l'Ifremer tablaient encore sur un début d'expédition au dernier trimestre 2024.

Mme Peny-Étienne espère désormais que le début de la construction du Polar Pod sera annoncé lors du sommet de l'Onu sur les océans, à Nice en juin, pour une mise à l'eau en juin 2027.

L.Ross--EWJ

En vedette

En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école

Un trio d'enfants embarque à bord d'un original bateau amphibie, amarré sur un quai en bois au bord de la mer Baltique gelée. Accueillis par le capitaine Sampsa Jalo, ils s'apprêtent à traverser des étendues de glace pour rentrer de l'école dans le sud-ouest de la Finlande.

Décès d'Elisa Pilarski: sursis requis contre Christophe Ellul, l'euthanasie contre son chien Curtis

Quatre ans de prison avec sursis ont été requis jeudi contre Christophe Ellul, jugé pour la mort de sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par des morsures attribuées à son pitbull Curtis dont la procureure a requis l'euthanasie.

L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude

L'élévation du niveau des océans le long des côtes mondiales, liée au réchauffement climatique et à l'origine de catastrophes en cascade (inondations, érosion côtière ...), pourrait avoir été sous-estimée, minorant les risques potentiels et les politiques d'adaptation, révèle mercredi une étude scientifique.

Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion

Adossé à un arbre, à deux pas de la rivière, Patrice ponce frénétiquement un morceau de bois. "Il n'y a plus rien à voir ici, la colline est morte", lâche cet habitant du quartier du Bas de La Rivière, à Saint-Denis, ravagé par le cyclone Garance il y a un an.

Taille du texte: