English Woman's Journal - Ressource en eau : 800 personnes manifestent devant STMicroelectronics en Isère

Ressource en eau : 800 personnes manifestent devant STMicroelectronics en Isère


Ressource en eau : 800 personnes manifestent devant STMicroelectronics en Isère
Ressource en eau : 800 personnes manifestent devant STMicroelectronics en Isère / Photo: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - AFP

Plusieurs centaines de personnes - un millier selon les organisateurs, entre 500 et 800 selon les gendarmes - ont manifesté samedi contre "l'accaparement" de l'eau devant le site de production de semi-conducteurs de STMicroelectronics, à Crolles (Isère).

Taille du texte:

Le cortège de militants, habillés de bleu, s'est voulu "pacifique, joyeux et familial" et a manifesté sous quelques gouttes de pluie.

Rassemblés sous le mot d'ordre "De l'eau, pas des puces", les manifestants contestent le projet d'extension de l'usine, annoncé l'été dernier par l'entreprise franco-italienne et mené en partenariat avec l'Américain GlobalFoundries, synonyme selon eux d'un excès de consommation d'eau.

Le chantier, d'un total de 5,7 milliards d'euros, doit être soutenu dans le cadre du plan France 2030, et par l'Union européenne dans le cadre du "Chips Act", un plan pour doubler la production de semi-conducteurs dans l'UE d'ici 2026.

"On s'inquiète pour la ressource en eau et pour la démocratie", dénonce Julien, l'un des organisateurs de la manifestation, qui préfère garder l'anonymat. Le millier d'emplois promis avec l'extension du site "ne peut pas tout justifier", affirme le militant, qui questionne les choix en matière de partage de l'eau. Dans la foule réunie, une autre militante, Émilie, "préfère qu'on me limite l'accès au temps d'écran qu'à l'eau potable".

"On affirme qu'il n'y a pas de problème de prélèvement d'eau, mais quid de l'avenir ?", s'interroge Sébastien Triqueneaux, chercheur dans un institut du CNRS de Grenoble et membre des Scientifiques en rébellion.

Le site de STMicroelectronics, et la commune de Crolles sur laquelle il est situé, sont alimentés par le réseau d'eau potable de la métropole grenobloise, mais appartiennent au territoire voisin de la communauté de communes du Grésivaudan.

Jusqu'alors, la métropole de Grenoble, qui gère directement son réseau d'eau potable, fournissait 23.000 m3 par jour, soit 8,4 millions de m3/an. Mais en vertu d'une convention d'achat signé en octobre 2021, ce débit devrait monter à 29.000 m3/jour d'ici fin 2023, "permettant de tenir compte de l'évolution des besoins pour les prochaines années notamment ceux des industries du territoire", souligne une délibération de la communauté de communes du Grésivaudan.

En 2021, selon la déclaration environnementale de STMicroelectronics, 4,23 millions de m3 avaient été prélevés par l'usine, la quasi-totalité de ce volume étant ensuite rejeté dans les cours d'eau alentour. En 2019, ce volume prélevé était de 3,46 millions de m3.

Ch.Reilly--EWJ

En vedette

En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école

Un trio d'enfants embarque à bord d'un original bateau amphibie, amarré sur un quai en bois au bord de la mer Baltique gelée. Accueillis par le capitaine Sampsa Jalo, ils s'apprêtent à traverser des étendues de glace pour rentrer de l'école dans le sud-ouest de la Finlande.

Décès d'Elisa Pilarski: sursis requis contre Christophe Ellul, l'euthanasie contre son chien Curtis

Quatre ans de prison avec sursis ont été requis jeudi contre Christophe Ellul, jugé pour la mort de sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par des morsures attribuées à son pitbull Curtis dont la procureure a requis l'euthanasie.

L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude

L'élévation du niveau des océans le long des côtes mondiales, liée au réchauffement climatique et à l'origine de catastrophes en cascade (inondations, érosion côtière ...), pourrait avoir été sous-estimée, minorant les risques potentiels et les politiques d'adaptation, révèle mercredi une étude scientifique.

Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion

Adossé à un arbre, à deux pas de la rivière, Patrice ponce frénétiquement un morceau de bois. "Il n'y a plus rien à voir ici, la colline est morte", lâche cet habitant du quartier du Bas de La Rivière, à Saint-Denis, ravagé par le cyclone Garance il y a un an.

Taille du texte: