English Woman's Journal - Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant souffre de schizophrénie, la garde à vue suspendue

Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant souffre de schizophrénie, la garde à vue suspendue


Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant souffre de schizophrénie, la garde à vue suspendue
Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant souffre de schizophrénie, la garde à vue suspendue / Photo: Dimitar DILKOFF - AFP

La garde à vue de l'auteur de l'attaque raciste vendredi dans les Yvelines qui a fait un mort et cinq blessés a été suspendue pour raisons psychiatriques, une source proche de l'enquête indiquant qu'il est sous traitement pour schizophrénie.

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"A l'issue d'un examen psychiatrique de Kévin T. réalisé dans la soirée (de samedi, NDLR), sa garde à vue a été levée", a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat) dimanche matin.

"Conformément aux conclusions de l'expert psychiatre, l'intéressé a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (à Paris NDLR) afin d'y être soumis à une période d'observation (...) susceptible de durer 48 heures", a-t-il ajouté, en précisant que "celle-ci doit permettre d'apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible" avec la poursuite de ses auditions.

Le Pnat n'a pas mentionné qu'il souffrait de schizophrénie mais une source proche de l'enquête a indiqué dimanche à l'AFP qu'il prenait un traitement pour cette maladie qui altère la perception de la réalité, les émotions et le comportement, confirmant une information de LCI.

Cette suspension de garde à vue pour raisons psychiatriques "ne manque pas de nous étonner car en pratique" ces cas sont "très rares", a réagi Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille de Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine congolaise tué vendredi à Trappes.

Me Bouzrou évoque une "récurrence préoccupante: lorsque l'attentat émane de l'extrême droite, la question psychiatrique s'impose très vite - l'auteur serait +forcément un déséquilibré+".

Si l'expertise psychiatrique et l'irresponsabilité pénale "sont des principes fondamentaux de notre droit", "la symétrie doit être la règle : mêmes expertises, mêmes délais d'appréciation, quel que soit le profil idéologique du mis en cause", a-t-il demandé.

De leur côté, "les gardes à vue des (quatre) membres de l'entourage familial et amical de l'intéressé se poursuivent", a précisé le Pnat. Parmi eux figurent sa mère et son père, selon une source proche du dossier.

- Cannabis et cocaïne -

L'analyse toxicologique réalisée sur Kévin T., âgé de 39 ans, a révélé "la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang", a indiqué le Pnat.

Au cours de son périple sanglant à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière, cet habitant des Yvelines a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant Pengo Bossio Wangi et blessant cinq autres personnes dont une fillette de 12 ans.

Selon une source policière, le suspect était "très calme" lors de son arrestation intervenue une vingtaine de minutes après le début de l'attaque.

La perquisition a révélé qu'il avait piégé son appartement de Plaisir avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur. Un exemplaire du livre d'Adolf Hitler, "Mein Kampf", a été découvert sur place, tout comme une Bible et un Coran, a indiqué à l'AFP la source proche du dossier.

Et dans son véhicule, une Renault Clio, ont été retrouvés "un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène", selon le Pnat, qui a indiqué que son casier judiciaire faisait apparaître quatre anciennes condamnations.

Un homme a été placé en garde à vue samedi à Evry (Essonne) pour "apologie du terrorisme" après avoir publié un message sur les réseaux sociaux qualifiant Kévin T. de "héros", selon des sources policières.

- Rassemblement -

L'attaque a provoqué une onde de choc en France.

A Trappes, le président Macron a parlé vendredi soir d'un "tournant", évoquant "un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne".

Une marche blanche était organisée dimanche après-midi par son club de MMA (abréviation d'arts martiaux mixtes en français) à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Le fondateur du club, Stéphane Chaufourier, indiquait samedi à l'AFP qu'il "se dirigeait vers une carrière professionnelle". Samedi, plusieurs centaines de personnes s'étaient déjà rassemblées à Trappes en hommage aux victimes.

"Il est mort tout seul" et "a dû avoir peur", a confié la petite soeur du jeune homme dans un entretien au média en ligne Blast. Selon elle, son frère, chrétien, était un "hypersensible", "meurtri par les choses du monde".

Me Bouzrou a décrit auprès de l'AFP un homme "très apprécié de tous, d'une gentillesse extrême (...) travailleur et passionné de sport", précisant qu'il travaillait dans la sécurité.

cco-lbx-cgo-mk/spi

O.Jonstone--EWJ

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