English Woman's Journal - "Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV

"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV


"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP

"Aujourd'hui est jour de fête". Le chant d'entrée donne le ton de la messe de Léon XIV, la première d'un pape à Paris depuis 2008, devant des centaines de milliers de fidèles déployés de la Concorde à l'Etoile et au-delà. Une "communion magnifique", souligne l'une d'eux.

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Le ciel est d'abord couvert et l'air un peu frais ce samedi mais, alors que la papamobile arrive place de la Concorde après avoir descendu les Champs-Elysées sous les acclamations, le soleil commence à percer le manteau nuageux.

"Les cathos, on ne les entend pas beaucoup, là on va faire du bruit ! Mais pour annoncer l'amour, la paix, la joie", avait promis dans la matinée Sylvie Leclerc, 51 ans, venue en car de Normandie.

Quand la messe commence à peine une heure plus tard, en présence de 800.000 personnes selon le Vatican, la liesse laisse place au recueillement devant les rites et à l'écoute des lectures puis de l'homélie du pape. De nombreux fidèles participent au chant des choeurs, certains à pleine voix.

Assis sur le trottoir, certains inclinent la tête, concentrés, en écoutant la voix du pape résonner sur les Champs. D'autres se sont perchés sur un muret entourant la sortie d'ascenseur d'une station de métro, afin de le voir parler sur l'un des nombreux écrans géants installés.

Dans un bel alignement de parapluies blancs en guise de protection solaire, la communion est donnée aux fidèles par des prêtres et religieuses à quelque 2.500 points de distribution. Soit 1,2 tonne d'hosties.

A la fin de la messe, les fidèles parlent d'une même voix.

"C'était une communion magnifique, j'en suis très émue", confie Sandra Lopez, 57 ans, responsable de magasin. "Voir le pape ici, c'est incroyable et on en avait vraiment besoin. Il a avant tout délivré de l'espoir pour la jeunesse", ajoute cette femme venue du Val-d'Oise.

Pour Christophe (qui n'a pas voulu donner son nom), 59 ans, "de plus en plus de gens reviennent vers la foi et le pape a soulevé une ferveur. Regardez ce monde, c'est bien plus que pendant une coupe du monde de football !"

- "Merci de tout !" -

Avant la messe, la sécurité de l'organisation demande aux activistes de retirer leur calicot. Elles s'exécutent et le rangent aux sons des "Alléluia" chantés devant elle.

Après la célébration, Bénédicte Catherin Saint-Supéry, 56 ans, membre de Magdala, veut retenir le moment d'unité plus que le zèle contrariant des organisateurs.

C'était une eucharistie "très belle, très priante", se réjouit-elle, émue de l'avoir vécue "au cœur de Paris, avec sa diversité".

Marilyne Boyere, 32 ans, salue elle le fait que deux femmes aient été choisies pour lire la première lecture et chanter le psaume. Mais "on met deux femmes au milieu de centaines d'hommes, c'est une rustine plutôt qu'un changement réel", nuance-t-elle.

Il est 16H30, la messe est dite et l'archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, lance à Léon XIV: "Très Saint-Père, merci de tout !"

Le pape prend un dernier bain de foule à la Concorde avant de quitter Paris pour Lourdes, où se poursuit son premier voyage en France.

P.Munro--EWJ

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