English Woman's Journal - Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste

Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste


Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste
Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste / Photo: Damien MEYER - AFP/Archives

Son idéologie d'ultradroite a-t-elle motivé un projet d'action violente ? Un policier de 35 ans a été mis en examen puis écroué fin août à Paris, soupçonné notamment d'avoir fabriqué des armes en relation avec une entreprise terroriste.

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L'homme a été mis en examen le 27 août et placé en détention provisoire, a indiqué jeudi soir une source judiciaire à l'AFP, confirmant une information de TF1/LCI.

Ce suspect, "adhérant à une idéologie d'ultradroite radicale violente", est un fonctionnaire de police âgé de 35 ans, a précisé une source proche du dossier. Il avait été "interpellé sur la voie publique", hors service, le 23 août, a ajouté cette source.

D'après TF1 et LCI, "il est soupçonné d'avoir voulu mener des attaques violentes contre des intérêts de l'État" et d'avoir "fabriqué des armes imprimées en 3D", entre autres.

Les investigations, qui ont été confiées à un juge d'instruction le 27 août, "doivent permettre aux enquêteurs d'affiner l'étendue du projet criminel et les cibles envisagées", a souligné la source judiciaire auprès de l'AFP.

A ce stade, le trentenaire a été mis en examen "pour préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme", "fabrication ou commerce sans autorisation d'armes" de catégorie A ou B, "en relation avec une entreprise terroriste".

Il est aussi poursuivi pour "détention non autorisée d'armes" de catégorie A "en relation avec une entreprise terroriste", et de même pour des armes de catégorie B.

Le juge d'instruction l'a également mis en examen pour "provocation directe à un acte de terrorisme commise au moyen d'un service de communication au public en ligne", faisant référence à des publications sur Internet.

Les avocats du policier n'avaient pas répondu jeudi soir à l'AFP.

- "Attention toute particulière" -

La menace d'ultradroite "fait l'objet d'une attention toute particulière", avait assuré en février dernier le Parquet national antiterroriste à l'AFP. "Cette menace protéiforme est une des plus préoccupantes de l'analyse partagée tant des services français que des échanges que nous avons avec nos partenaires étrangers, de par sa diffusion très dynamique sur les réseaux sociaux ou les plateformes du dark web", avait-il poursuivi.

A Paris, le tribunal correctionnel juge actuellement un groupe d'ultradroite conspirationniste et séditieux, dirigé par Rémy Daillet, pour l'enlèvement de la jeune Mia au printemps 2021. Quinze personnes de 28 à 74 ans comparaissent pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, ou encore séquestration, pendant trois semaines.

Cet été, ce même tribunal a vu défiler à la barre six sympathisants d'ultradroite radicale, agés de 22 à 25 ans, soupçonnés d'avoir évoqué des projets violents contre les juifs, les musulmans, la communauté LGBT+ ou encore la gauche. Parmi eux, deux militaires soupçonnés d'être impliqués dans un trafic d'armes et d'avoir projeté ces actions violentes.

L'année 2025 avait, elle, notamment été marquée par l'assassinat d'Hichem Miraoui, un Tunisien abattu à Puget-sur-Argens (Var), l'accusation imputant au suspect poursuivi, Christophe B., des idées d'ultradroite. C'était la première fois que le Pnat se saisissait d'un meurtre commis avec la circonstance aggravante de l'"appartenance" de la victime à "une prétendue race ou religion déterminée".

D.Findlay--EWJ

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