English Woman's Journal - Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés

Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés


Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés / Photo: Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP/Archives

"Il est si petit, pas question de le confier tout de suite": comme Angela, à partir de mercredi, les jeunes parents peuvent bénéficier du nouveau congé de naissance pour passer plus de temps auprès de leur bébé, en étant indemnisés.

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D'une durée d'un ou deux mois, ce nouveau congé peut être pris par chaque parent, simultanément ou en alternance, après les congés maternité (16 semaines, dont 10 post-accouchement) et paternité (4 semaines). Sont éligibles: les parents d'un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026.

Pour Angela, 30 ans, le timing est "magnifique": son congé maternité se termine fin juin, alors elle enchaîne avec deux mois de congé de naissance. "Mon fils est si petit, l'idée de le confier à 2 mois et demi me donnait la nausée", confie-t-elle à l'AFP. Cette coiffeuse de Rennes se réjouit de pouvoir "être là pour les premiers areuh, la première dent", malgré la perte de salaire. Son mari, inquiet pour leurs finances, ne prendra lui qu'un mois de congé de naissance.

Car ce nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70% du salaire net le premier mois, 60% le second.

- Organisation complexe -

"Ce n'est pas énorme, mais c'est mieux que le congé parental", indemnisé autour de 450 euros mensuels, commente auprès de l'AFP Célia, 26 ans, qui a accueilli son deuxième enfant en février. Son médecin lui a accordé un congé pathologique post-naissance ainsi qu'un arrêt maladie pour éviter de travailler un mois avant de prendre le congé de naissance, dont l'entrée en vigueur effective a été prévue au 1er juillet. "C'était compliqué et stressant de s'organiser", confie cette caissière qui vit en Occitanie.

De même, Maire-Anne, 37 ans, infirmière dans un hôpital en Bretagne, a l'impression que les premiers à bénéficier de ce nouveau droit "essuient les plâtres", avec un décret précisant les règles publié tardivement (le 31 mai). Pour elle, cela a été synonyme d'incertitude, de stress et de multiples échanges avec sa direction. Au final, après son congé maternité, elle a posé "des récups et des congés" pour bénéficier début juillet du congé de naissance: "une chance" pour "récupérer physiquement et mentalement" de l'arrivée de son bébé et pour le voir grandir.

Marie, cadre dans la logistique de 30 ans, n'a pas pu en profiter, alors qu'elle était éligible: son congé maternité terminant bien avant juillet, elle a pris un congé parental à temps plein. Elle souhaite le continuer à temps partiel lors de son retour au travail en septembre, or, il n'est pas possible de le scinder pour prendre le congé de naissance. "C'est frustrant pour moi, mais c'est super pour les futurs parents", conçoit-elle.

- Plus d'égalité -

Le gouvernement a prévu des "mesures transitoires spécifiques" pour faciliter l'organisation des parents d'enfants nés en début d'année.

Il leur a notamment accordé un délai plus long pour pouvoir démarrer ce congé. Et il les autorise "exceptionnellement" à cumuler leur indemnité de congé avec le complément du libre choix du mode de garde (CMG), aide financière versée aux familles qui emploient une assistante maternelle.

Rémy, 42 ans, et sa compagne vont maintenir le contrat avec leur nounou, qui garde leur second fils depuis mars. Mais pour ce consultant francilien, prendre un mois de congé de naissance était une "décision évidente": "je ne voulais pas rater ce moment, j'ai envie de profiter de mes garçons", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Plutôt que de prendre le deuxième mois proposé, il enchaînera en août avec trois semaines de congés, ce qui évitera une perte de salaire.

Avec cette mesure, le gouvernement souhaite faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale et "renforcer l'implication des deux parents dans l'accueil de l'enfant".

Mais les associations féministes se disent "déçues" de cette réforme "minimaliste", qui ne favorisera pas, selon elles, l'égalité entre les sexes. "Vu le montant de l'indemnisation, dans les couples, ce sera la personne au plus faible revenu qui prendra le congé, donc la femme", pointe notamment auprès de l'AFP Nahilé de Nous Toutes.

St.Reid--EWJ

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