English Woman's Journal - Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père

Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père


Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père
Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père / Photo: SAUL LOEB - AFP/Archives

Eduardo Bolsonaro, troisième fils de l'ancien président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro, a été condamné par contumace mardi à quatre ans de prison pour son lobbying auprès des autorités américaines afin qu'elles intercèdent auprès de son père, condamné pour tentative de coup d'Etat.

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Ex-député installé au Etats-Unis, Eduardo Bolsonaro, 41 ans, était poursuivi pour entrave au procès de son père devant la Cour suprême, notamment via son lobbying auprès du président américain Donald Trump pour pousser les Etats-Unis à des sanctions économiques contre le Brésil.

Quatre juges de la Cour suprême ont statué en faveur du parquet, qui a inculpé Eduardo Bolsonaro pour avoir "menacé les autorités judiciaires et d'autres pouvoirs" en affirmant qu'il obtiendrait "des autorités américaines des sanctions (...) si le procès ne se terminait pas" comme son père le souhaitait.

"Il ne relève pas de la fonction d'un député fédéral brésilien de faire du lobbying à l'étranger contre son propre pays", a déclaré le juge en charge de l'affaire, Alexandre de Moraes.

Eduardo Bolsonaro, dont le mandat de député a été annulé en décembre pour avoir dépassé le nombre d'absences autorisées de l'hémicycle depuis son départ du Brésil début 2025, sera également déclaré inéligible à toute fonction publique pendant huit ans à l'issue de sa peine.

Ces décisions peuvent être contestées en appel.

- Tensions -

"L'unique et véritable objectif de ce procès absurde: retirer mon nom de la liste des candidats aux élections", a réagi sur X Eduardo Bolsonaro, qui ambitionnait de se présenter aux élections sénatoriales.

Cette condamnation "s'apparente clairement à une vengeance" du juge Alexandre de Moraes, a réagi le sénateur Flávio Bolsonaro, frère du condamné et principal rival de Lula dans l'élection présidentielle, estimant que "nous ne vivons plus dans une démocratie à part entière".

Le lobbying de l'ex-député s'est avéré efficace dans un premier temps, quand Washington a infligé une surtaxe de 40% sur des produits brésiliens exportés vers les Etats-Unis, invoquant une "chasse aux sorcières" contre l'ancien président brésilien.

Entrée en vigueur début août 2025, cette surtaxe a toutefois été levée en grande partie en novembre, faisant face notamment à l'inflation aux Etats-Unis sur des produits fournis par le Brésil.

Cette suppression des droits de douane a également eu lieu à la faveur d'une détente des relations entre les Etats-Unis et le pays sud-américain.

Washington a ensuite levé les sanctions financières contre Alexandre de Moraes, qui était en charge du procès devant la Cour suprême de Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison en septembre pour avoir tenté de se maintenir au pouvoir après avoir perdu l'élection de 2022 face à Lula.

Cette condamnation d'Eduardo Bolsonaro intervient dans un contexte de regain de tensions entre Washington et Brasilia, après une rencontre en mai entre M. Trump et Flavio Bolsonaro.

Ch.Thomson--EWJ

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