English Woman's Journal - Serbie: manifestation après l'effondrement d'un toit de gare, la démission d'un ministre réclamée

Serbie: manifestation après l'effondrement d'un toit de gare, la démission d'un ministre réclamée


Serbie: manifestation après l'effondrement d'un toit de gare, la démission d'un ministre réclamée
Serbie: manifestation après l'effondrement d'un toit de gare, la démission d'un ministre réclamée / Photo: Andrej ISAKOVIC - AFP

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées dimanche à Belgrade pour dénoncer la négligence des autorités et réclamer la démission du ministre de la Construction, deux jours après la mort de 14 personnes dans l'effondrement d'une partie d'un toit extérieur d'une gare de Novi Sad, au nord du pays.

Taille du texte:

Après avoir marché dans les rues du centre de la capitale, les manifestants se sont rassemblés devant le ministère de la Construction, des Transports et des Infrastructures, où ils ont observé une minute de silence en hommage aux victimes.

"Parce que nous sommes tous sous des toits extérieurs, et c'est une question de temps avant que quelque chose nous tombe dessus", a averti le manifestant Pavle Jaksic, interrogé par l'AFP.

"Des changements doivent se produire. Il y a quelqu'un qui est responsable de tout, et le responsable doit être trouvé et chassé d'ici dès que possible", a exigé pour sa part Natasa Simeunovic, 26 ans, en levant une main peinte en rouge.

Les manifestants, rassemblés par l'association étudiante "SviCe", ont jeté de la peinture rouge devant le ministère, symbolisant selon eux les "mains rouges" du gouvernement dues à la négligence et à une mauvaise gestion.

Ils ont en outre appelé à la démission du ministre de la Construction, des Transports et des Infrastructures, Goran Vesic.

"Nous demandons la démission de Goran Vesic", a fait savoir Ivan Bjelic, l'un des organisateurs de la manifestation. Si ce n'est pas le cas, les organisateurs menacent de radicaliser les manifestations mardi à Novi Sad.

Le bureau du procureur général de Novi Sad a indiqué dimanche dans un communiqué que le ministre avait été interrogé samedi avec 25 autres personnes.

"Des documents du ministère de la Construction, des Transports et des Infrastructures ont été saisis et seront remis à des experts pour traitement ultérieur. L'interrogatoire de 14 personnes a été ordonné pour aujourd'hui", a précise le communiqué.

Après trois années de rénovation partielle, une portion de la gare de Novi Sad, deuxième plus grande ville de Serbie, avait rouvert en juillet. Mais certaines parties sont toujours en travaux.

La société des chemins de fer de Serbie a toutefois précisé que le toit extérieur qui s'est effondré n'avait pas fait partie des rénovations opérées.

La Serbie a fait de samedi une journée officielle de deuil, tandis que Novi Sad et la province de Voïvodine, dont elle est la capitale, ont proclamé trois jours de deuil.

N.Steward--EWJ

En vedette

En Équateur, une base discrète mais active de la lutte antidrogue américaine

Dissimulée au milieu de fermes d'élevage de crevettes et de plantations de teck, une base aérienne isolée en Équateur est devenue en toute discrétion un centre névralgique de la lutte croissante menée par Washington contre le trafic de drogue, selon des registres de vols, des images satellites, des témoignages et des documents militaires obtenus par l'AFP.

Six jihadistes français condamnés à la prison à perpétuité en Irak

La justice irakienne a condamné mardi sept Français, dont six à la réclusion à perpétuité, pour leur appartenance au groupe Etat islamique (EI), premier verdict dans le procès de 47 jihadistes français transférés de Syrie en Irak l'an dernier.

En Syrie, une famille décimée par des frappes de la Jordanie

Dans l'ambulance qui transporte les corps de ses proches tués par une frappe jordanienne sur le sud de la Syrie lundi soir, Nassouh al-Salim est en état de choc: en une fraction de seconde, il a perdu une grande partie de sa famille.

Vol en Isère: Framatome a déposé plainte, déplore "une atteinte grave à son outil industriel"

L'entreprise de nucléaire civil Framatome a déposé plainte après le "vol de matière" survenu dans la nuit du 21 au 22 octobre dans son usine située à Jarrie (Isère), a-t-elle indiqué mardi à l'AFP, déplorant "une atteinte grave à son outil industriel et à son personnel".

Taille du texte: